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LE DOMAINE DE LA SOURCE, UNE HISTOIRE ANCIENNE ET PRESTIGIEUSE |
Pour certains historiens, la Source du Loiret et des terres voisines entre Loire et Loiret auraient été offertes en 510 par Clovis aux moines de l'Abbaye de Micy. Ce vaste domaine, le plus important des bords du Loiret est cédé en 1427 à Jean de Marescot, Seigneur de la Source. En 1632, par le jeu de mariages et héritages successifs, le domaine échoit à la famille de Meulles, qui le conservera jusqu'en avril 1712. Le domaine connaît une période de grands travaux. On détourne et canalise le cours d'eau, on domestique le parc selon des canons du "jardin à la Française". Les magnifiques parterres qui sont alors créés et les immenses pelouses rectangulaires qui s'étendent devant la façade méridionale du château acquièrent rapidement une belle réputation.
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LA VISITE DE VOLTAIRE |
En 1720, Catherine Guymont épouse séparée de Michel Begon (le botaniste Plumier rendit hommage au père de ce dernier en donnant son nom aux plantes que l'on appelle bégonias) loue le domaine de la Source à vie à Lord Bolingbroke noble et riche anglais exilé.
Une glacière, une galerie bibliothèque, des statues, des bas-reliefs, une terrasse… voient le jour. Homme féru de philosophie, ami des Belles Lettres, Lord Bolingbroke fit du château de la Source, entre 1720 et 1725, un centre très animé que ses amis ont appelé "l'Académie de la Source".
Des artistes et des intellectuels de l'Europe entière vinrent au bord du Miroir et du Bouillon disserter. C'est ici que Voltaire aurait imaginé Candide, rendu célèbre par cette phrase : "Cultivons notre esprit comme nous cultivons notre jardin". |
L'ARMEE DE DAVOUT REND LES ARMES A LA SOURCE |
Après la défaite de Waterloo, le Maréchal Davout et son état-major s'installent au château de la Source afin de procéder au démantèlement des restes de l'armée napoléonienne que l'accord de paix a contraint à passer la Loire. Cette "armée de la Loire" compte encore près de 100 000 hommes. |
ACQUISITION DU DOMAINE PAR LE DEPARTEMENT ET LA VILLE |
Propriété depuis 1894 de la famille Boucard, le Domaine de la Source, représentant une superficie de 410 ha, est acquis par le Département du Loiret et la Ville d'Orléans. Roger Secrétain poursuivait le dessein de faire renaître l'Université d'Orléans. En acquérant des terrains complémentaires, la ville de la Source prit naissance. Sur les 35ha restants autour de la Source du Loiret, il fut décidé de créer un parc qui soit à la fois un lieu de détente et une vitrine de la profession horticole. Le 26 mars 1963, le Parc Floral de la Source était né. Pour présenter toute l'année la production horticole régionale et gérer le parc, fut créée pour une durée de trente ans, une société d'économie mixte, la SEMEPO. |
LES FLORALIES |
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L'idée d'organiser des Floralies Internationales sur six mois vint de l'exemple allemand. Pour la première fois en France se développaient des Floralies Internationales permanentes.
Marcel Turbat, Président de l'AFO (Association Florale Orléanaise) préside à l'organisation de cette étonnante manifestation qui mobilisa les énergies de tout l'orléanais dès 1966 : restaurateurs, entrepreneurs de bâtiment, horticulteurs, artistes, administrations, organisations patronales, associations de commerçants… 330 exposants représentant 700 producteurs du monde entier exposent des millions de fleurs. Flor-village recèle sur trois hectares des exposants spécialisés autour du matériel de jardin, de l'outillage, des innovations technologiques… "Floralix " vrai village gaulois sur 3 ha, inspiré du héros de Goscinny et Uderzo, Asterix, s'installe à proximité ; préfigurant les parcs à thème contemporain, il est le lieu d'animations permanentes, avec ses rues, sa grand place, son camp romain et son temple haut de 23m. Parrainé par le Général de Gaulle et son Premier Ministre Georges Pompidou, le 22 avril 1967, les Floralies sont inaugurées en présence d'Edgar Faure et de Maurice Genevoix, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française. Au total, 2 300 000 visiteurs se sont rendus par trains spéciaux ou en voiture pendant six mois. |
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TRENTE ANS SUR LA LANCEE DES FLORALIES |
Au lendemain des Floralies, le réveil financier est douloureux. La Ville et le Département reprennent possession d'un espace naturel de grande qualité, largement valorisé par les aménagements structurants des Floralies et les plantations. Toutefois, ils ne sont guère disposés à investir encore dans son développement. En 1993, face à l'érosion de la fréquentation, la concurrence croissante d'autres lieux de loisirs, la fin de mission de la SEMEPO, Ville et Département optent pour la formule d'un Syndicat Mixte de Gestion et s'engagent dans un programme de réhabilitation et d'investissements. Les divers aménagements qu’a connu le Parc Floral depuis cette date ont remodelé et enrichi son espace sans jamais le dénaturer. Sont ainsi nés en une dizaine d’années la grande volière, la serre aux papillons, le jardin d’iris, le nouveau potager et encore la nouvelle roseraie.
En s’appuyant sur sa richesse originelle, le Parc Floral offre aussi au visiteur une nouvelle lecture de la nature, mêlant étroitement les dimensions esthétiques, ludiques et pédagogiques
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