LE JARDIN DU DAHLIAS
C'est Francisco Hernandez, médecin du roi d'Espagne Philippe II, qui le premier décrivit ce que l'on n'avait pas encore nommé "dahlias". Les Aztèques, alors occupants de l'actuel Mexique, prisaient fort cette plante, présente dans leurs jardins et dans de nombreux rituels religieux.
Entièrement redessiné dans la continuité esthétique du potager, le jardin de dahlias est désormais distribué en arc de cercle : un ensemble de massifs floraux y alternent avec des circulations engazonnées, par bandes successives de 2 mètres de larges.
Dès la mi-juillet, les visiteurs pourront apprécier dans ce nouvel espace la floraison de plus de 150 variétés de dahlias de toutes tailles et de toutes couleurs.
Une centaine de ces dahlias sont issus des différents critériums organisés au Parc Floral. Cinquante autres proviennent d’une sélection opérée lors du salon International du Dahlia
HISTOIRE DU DAHLIAS
La belle histoire d'une plante vénérée par les Aztèques
Chargé d'étudier les productions naturelles des possessions espagnoles des Amériques, Francisco Hernandez participa, entre 1570 et 1572, à une expédition en Nouvelle Espagne dont il rapporta maintes observations botaniques. Parmi celles-ci, il mentionne l'existence du "chichipatli" - "acocotli", qu'il a découvert lors d'une visite des jardins créés par l'empereur aztèque Moctezuma (1466-1520). Il en fera la description dans son ouvrage "De rerum medicarum Novae Hispaniae".
Une origine mexicaine
Le Mexique est le pays d'origine du dahlia. Des planches d'herbiers conservées par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris attestent sa présence spontanée sur les montagnes dominant Santa-Fé (Dahlia variabilis) et près de Guadalupe (Dahlia Merkii), entre 2000 et 3000 mètres, "dans les rochers et parmi les broussailles".
Un nom en forme d'hommage
Le "chichipatli" ne prit le nom de dahlia qu'à la fin du XVIIIe siecle. En 1784, Antonio-José Cavanilles, directeur du Jardin Botanique de Madrid et correspondant de l'Institut de France, se voit remettre des graines rapportées du Jardin Botanique de Mexico. Il en obtiendra plusieurs plants, qu'il va baptiser "dahlia", en hommage au botaniste suédois Andréa Dahl (1751-1789), disciple de Linné et auteur des "Observationes botanica"
Pérégrinations et succés
Cavanilles a distingué trois espèces de dahlia : le Dahlia pinnata ; le Dahlia rosea ; le Dahlia coccinea. Il fait parvenir des tubercules aux jardins de Kew, en Angleterre, puis au Jardin des Plantes, à Paris, où le chef jardinier, André Thouin, parvient à en obtenir à l'automne de 1802.
REUSSIR SES DAHLIAS
Savoir planter (Les conseils de Pierre Paris)
On plante les tubercules de dahlia courant avril (mai pour les boutures), en prenant garde aux gelées tardives. Les tubercules sont placés à environ 10 à 15 centimètres de profondeur. Pour un bon arrosage, façonner une cuvette de 30 centimètres de diamètres et de 5 cm de profondeur. La mise en place d'un tuteur est recommandée.
Les amis du dahlia
Le soleil
Choisir un emplacement ensoleillé, gage de floraison importante
La terre
Le sol doit être bien meuble (apport riche en engrais organique avant la plantation)
L'arrosage
Apport d'engrais liquide pour plantes à fleurs tous les quinze jours après l'apparition des premiers boutons.
Le paillage
Tourbe ou déchets de tontes peuvent être déposés autour du pied afin de limiter l'évaporation et de freiner la repousse des mauvaises herbes
Le pincement
Lorsque la plante a formé ses quatre premières feuilles, on pince la tige principale. On procède de même sur les jeunes pousses qui apparaissent successivement. Ainsi la plante se ramifie.
L'éboutonnage
La suppression des deux boutons placés de part et d'autre d'une tige favorise l'épanouissement de la fleur centrale.
L'entretien
la suppression régulière des fleurs fanées favorise le développement d'autres fleurs.
Les ennemis du dahlia
Les limaces
Elles s'attaquent aux feuilles qui présentent vite de larges morsures.
Traitement : binages fréquents (contre les oeufs), appâts empoisonnés.
Les perce-oreilles (forficules)
Nuisibles aux pétales qu'ils rongent.
Traitement : insecticides.
Les pucerons
Amateurs de sève, ils affaiblissent la plante ; leur salive toxique peut engendrer le cloquage ou la crispation des feuilles ; ils sont propagateurs de virus.
Traitement : prédateurs naturels, coccinelles et certaines guêpes ; insecticides.
L'oïdium ("blanc")
Ce champignon peut recouvrir toute la plante (pellicule blanchâtre).
Traitement : destruction des feuilles et tiges trop atteintes ; emploi d'un fongicide.
Conserver les tubercules
Après les premières gelées, on coupe les tiges à 10 cm du sol. Puis on déterre les tubercules et on les laisse sécher. On les conserve en hiver dans un local à faible température, ni trop humide ni trop sec. Avant la nouvelle plantation, on peut diviser les souches (trois tubercules maximum) : utiliser un outil bien tranchant, en veillant à ce que chaque souche porte un "oeil".
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